Boîte de rangement pour cartes Pokémon : le plan complet

Une boîte à cartes Pokémon faite maison tient dans une planche de contreplaqué de 5 mm : des rangées de 70 mm de large et 95 mm de haut, où les cartes sous pochette se rangent debout, série par série. Leur longueur se calcule sur le nombre de cartes à loger, et l’assemblage reste à la portée d’un débutant.
Ce que contient une collection d’enfant et comment elle se trie
Videz la collection sur la table avec l’enfant, avant tout trait de scie. Elle mêle des cartes de boosters (de petits sachets de cartes tirées au hasard), des cadeaux, des échanges de récréation. Toutes portent les mêmes repères imprimés, décrits par Poképédia, l’encyclopédie collaborative francophone du jeu :
- le symbole d’extension, présent sur chaque carte d’une extension, c’est-à-dire d’une série de cartes sortie sous un nom donné ;
- le numéro, dans le coin inférieur droit, suivi du nombre total de cartes de l’extension ;
- le symbole de rareté, juste à droite : rond pour une commune, losange pour une peu commune, étoile pour une rare.
Dans la cour, ces extensions s’appellent des séries, et le plan garde ce mot.
Laissé seul, un enfant range de trois façons : par série s’il a repéré les symboles, par personnage préféré, ou par couleur, celle du type de la carte (Plante, Feu, Eau et les autres). Les deux derniers tas s’effondrent quand la collection grossit : un même personnage revient dans de nombreuses extensions, et une carte rouge n’a aucune place précise parmi cent autres.
Le rangement par série tient dans le temps parce que chaque carte n’a qu’une adresse : son symbole, puis son numéro. Une nouvelle venue se glisse à sa place sans rien déplacer, et les trous de la numérotation montrent ce qui manque. Les couleurs survivent : depuis les extensions Noir & Blanc, d’après Poképédia, les cartes d’une extension sont numérotées par type, puis par ligne d’évolution. Une série rangée par numéro affiche donc ses blocs de couleur.
La boîte à cartes Pokémon en un coup d’œil
Le principe : une caisse de contreplaqué de peuplier de 5 mm, qui se scie à la main, divisée en rangées où les cartes tiennent debout et se feuillettent par la tranche. Un carton bois épais, celui du cartonnage, convient à qui préfère le cutter.
Chaque rangée mesure 70 mm de large et 95 mm de haut à l’intérieur. Le calcul part de la carte nue, au format courant de 63 × 88 mm (vérifiez au réglet sur une carte de l’enfant) : 7 mm de jeu dans chaque sens, assez pour des cartes sous pochette et des doigts qui fouillent.
Cette boîte de rangement réunit cinq éléments :
- une caisse : deux façades, deux flancs et un fond collés bout à bout ;
- des cloisons fixes de 70 mm de haut, sous le haut des cartes, pour que deux doigts les pincent ;
- deux séparateurs mobiles en bois fin par rangée, qui calent les cartes debout ;
- des intercalaires, un par série ;
- un couvercle à charnières ou coulissant.
La charnière reste la voie simple pour une première boîte ; le coulissant, qui exige deux rainures, ne retombe jamais sur les doigts d’un enfant. Si la scie vous intimide encore, quelques projets de bricolage faciles font un bon échauffement.

Les cotes partent du lot, pas l’inverse
Le bricoleur mesure d’abord ce que l’enfant va recevoir, avant de tracer la moindre cloison, parce que le nombre de cartes décide de la longueur des rangées. Des lots de cartes d’occasion, assemblés à la main, se commandent dans cette boutique de lots, qui donne des repères de taille faciles à transposer à l’atelier : cinquante ou cent cartes pour essayer ou pour un petit cadeau, deux cent cinquante et plus pour un anniversaire. Chaque lot y sort d’un stock trié par série puis classé par numéro, une pile par numéro, et chaque carte est prise sur le dessus d’une pile différente, aucune pile n’étant sollicitée une seconde fois. La boîte ne reçoit donc qu’un seul exemplaire de chaque carte : le compte du lot donne directement le nombre de places à prévoir dans les compartiments.
Reste à traduire ce compte en millimètres. Empilez cinquante cartes de l’enfant glissées dans leur pochette, mesurez la hauteur au réglet et divisez par cinquante. Le tableau retient 0,6 mm par carte, une hypothèse de calcul ronde et large, à remplacer par votre mesure, puis ajoute la moitié en plus pour l’aisance (feuilleter, glisser les séparateurs, accueillir les prochaines cartes) : 0,9 mm de rangée par carte.
| Cartes à ranger | Rangées | Cartes par rangée | Longueur de rangée | Intérieur (l × L × h) | Extérieur de la caisse |
|---|---|---|---|---|---|
| 100 | 1 | 100 | 100 × 0,9 = 90 mm | 70 × 90 × 95 mm | 80 × 100 × 100 mm |
| 250 | 2 | 125 | 125 × 0,9 = 112,5, arrondi à 115 mm | 145 × 115 × 95 mm | 155 × 125 × 100 mm |
| 500 | 4 | 125 | 125 × 0,9 = 112,5, arrondi à 115 mm | 295 × 115 × 95 mm | 305 × 125 × 100 mm |
Lecture du tableau : la largeur intérieure additionne rangées de 70 mm et cloisons de 5 mm (4 × 70 + 3 × 5 = 295 mm) ; l’extérieur ajoute deux parois de 5 mm ; la hauteur compte 95 mm de vide et 5 mm de fond, couvercle en sus. Une rangée de 115 mm range 125 cartes à l’aise et jusqu’à 191 serrées (115 ÷ 0,6) : la marge des mois suivants.
Débit, collage, ponçage : la fabrication pas à pas
L’exemple suit la boîte en contreplaqué de 250 cartes : deux rangées, une cloison. Pour les autres lignes du tableau, changez seulement les longueurs. Comptez une soirée de tracé et de débit, une de collage, puis une nuit de séchage.
Le débit, en 5 mm :
- deux façades de 155 × 95 mm, aux bouts des rangées ;
- deux flancs de 115 × 95 mm, entre les façades ;
- une cloison de 115 × 70 mm ;
- un fond et un couvercle de 155 × 125 mm ;
- quatre séparateurs mobiles de 68 × 90 mm, dans une chute de 3 mm si possible.
Les étapes :
- Tracez au crayon fin et à l’équerre, en laissant entre deux pièces l’épaisseur du trait de scie.
- Sciez côté chute avec une scie à denture fine guidée par un tasseau serré ; un ruban de masquage sur le tracé limite les éclats.
- Poncez les chants sur une cale plate, puis comparez les hauteurs : un millimètre d’écart se verra sous le couvercle.
- Collez la caisse à la colle vinylique, façades en applique sur les bouts des flancs, serrage aux serre-joints. Diagonales égales : la caisse est d’équerre.
- Essuyez chaque bavure intérieure au chiffon humide dans la minute, sinon elle finit sous la tranche d’une carte.
- Collez le fond sous la caisse et posez quelques livres sur le haut des parois.
- Collez la cloison sur le fond, positionnée par une chute de 70 mm posée dans la première rangée ; retirez la cale dès que la colle a pris, puis laissez sécher une nuit.
- Le lendemain, affleurez les bords, poncez au grain fin et posez les charnières à l’arrière, avant-trous fins, vis serrées à la main pour ne pas fendre le chant.
En carton bois, même plan : découpe au cutter contre une règle métallique en passes légères, colle vinylique, angles renforcés de kraft gommé, et l’épaisseur du carton à la place des 5 mm de paroi et de cloison dans le calcul. Cette caisse collée à plat rejoint les objets faciles à fabriquer qu’un débutant réussit du premier coup.

Finition sans odeur, décor à l’extérieur seulement
Les cartes passent des mois couvercle fermé, enfermées avec l’odeur de la finition. Celle-ci se choisit donc au nez : cire incolore, ou huile qui ne sent plus rien une fois sèche, en couche fine au chiffon. L’intérieur reste brut, poncé au grain fin : les cartes ne frottent que contre du bois nu.
Le décor revient à l’enfant, et c’est souvent ce qui l’attache à sa boîte de cartes. L’ordre protège la collection :
- Dépoussiérez la boîte et emportez les cartes dans une autre pièce.
- L’enfant peint, dessine ou décore au pochoir le couvercle et les faces extérieures, à la gouache ou à l’acrylique.
- Peinture sèche, passez la cire ou l’huile sur tout l’extérieur, décor compris.
- Laissez sécher couvercle ouvert, hors de la chambre, plusieurs jours.
Le contrôle final : fermez la boîte une nuit, ouvrez-la le matin et sentez. Une odeur de solvant ou de cire fraîche, et l’attente continue ; plus rien, et les cartes entrent. L’intérieur ne reçoit ni peinture, ni colle décorative, ni autocollant : aucune carte ne touche une surface fraîche. D’autres idées de loisirs créatifs à faire soi-même prolongent l’atelier.

Intercalaires par série : faire vivre la collection dans sa boîte
Une boîte reste en ordre si chaque nouvelle carte trouve sa place en quelques secondes. Les intercalaires s’en chargent : un par série, en carton bois fin de 68 mm de large, avec un onglet qui dépasse des cartes sans toucher le couvercle. L’enfant y dessine le symbole de la série et choisit l’ordre des séries : sa préférée devant, les plus anciennes au fond.
Derrière chaque intercalaire, les cartes suivent leurs numéros ; les cartes secrètes, dont le numéro dépasse le total imprimé, ferment la série. Les séparateurs avancent au fil des arrivées, et derrière le dernier, une petite réserve accueille les cartes reçues en double lors d’un échange.
Quand une rangée approche de ses 191 cartes serrées, deux façons d’ajouter des compartiments :
- une seconde caisse aux mêmes cotes extérieures, sans couvercle, glissée sous la première dont le fond la referme ;
- une boîte à quatre rangées, dernière ligne du tableau, où le rangement des cartes se transfère série par série, intercalaires compris.
Rien ne se renumérote : chaque carte garde son adresse. Fermée, la boîte vit sur une étagère, loin du plein soleil qui ternit les couleurs et des pièces d’eau.
Ce week-end : compter, mesurer, tracer
Prochaine étape : samedi matin, comptez avec l’enfant les cartes qu’il possède et celles qui arriveront à son anniversaire, mesurez une pile de cinquante cartes Pokémon protégées, puis choisissez votre ligne dans le tableau. Tracez et sciez dans la journée, collez le soir, poncez le dimanche et laissez l’enfant peindre le couvercle. Une semaine de séchage plus tard, la boîte reçoit ses premières séries et devient un cadeau personnalisé que l’enfant ouvrira bien après la fête.